Beaucoup de gens pensent que la région de provenance est le critère déterminant pour la qualité du Goji, cependant il en va pour le Goji comme pour le vin, il n’y a pas une seule région où pousse un Goji de qualité, et réciproquement une région de provenance ne garantit pas un bon produit. Hé oui, il y a de mauvais Bordeaux et de mauvais Bourgognes, même si ces deux régions fournissent parmi les meilleurs vins du monde.
Pour le Goji, de nombreux autres critères sont en effet à prendre en compte pour garantir un produit de qualité à la livraison chez les clients:
a) Le type de Goji.
Bien qu’il existe plusieurs dizaines d’espèces de Lycium, le seul et unique véritable Goji est le Lycium Barbarum: c’est celui qui fait l’objet de tant d’études scientifiques (voir sur Pubmed.org). Le Lycium Chinense également connu de la pharmacopée chinoise a moins de qualités nutririonnelles ou thérapeutiques. Quand au prétendu Lycium Tibeticum, il n’est qu’une invention marketing de gens peu scrupuleux puisqu’il n’existe dans aucune nomenclature botanique et qu’il existe encore moins de publications scientifiques le concernant.
b) Le climat.
Il doit être rude (hivers froids et étés chauds et secs) avec des écarts importants de températures nocturnes et diurnes. Cela favorise la concentration des nutriments dans le fruit.
c) Le sol.
Il doit être alcalin et riche en nutriments pour permettre un plein développement de la plante. La région du Ningxia dispose d’un climat et d’un sol idéal, c’est sans doute la raison pour laquelle elle est si réputée pour son Goji.
d) Un contrôle rigoureux sur l’usage des pesticides.
En Chine l’usage massif de pesticides est malheureusement encore trop souvent d’actualité. Consommer un produit pour se faire du bien et avaler sans le savoir du poison, même à petites doses, serait évidemment incohérent. Choisir des produits labellisés (Green Food, Bio) est donc indispensable même si malheureusement un label bio ne garantit pas un produit sans pesticides comme l’a démontré il y a peu l’émission de la TSR “A Bon Entendeur”(voir l’article).
e) Le séchage.
Il doit être soit mécanique dans des fours à basse température (moins de 40° pour ne pas dénaturer les molécules de polysaccharides) soit à l’air libre à condition que les zones de séchage soient protégées des risques de pollutions aériennes (gaz d’échappement, déjections d’animaux, insectes…). Pour des raisons de préservation de l’intégrité des nutriments ainsi que pour des raisons écologiques (électricité chinoise produite au charbon), un séchage naturel dans de bonnes conditions est préférable.
f) La quantité de pulpe dans les fruits séchés.
Plus les baies sont riches en chair et en pulpe plus elles contiennent de polysaccharides et de nutriments. D’ailleurs, les prix à l’achat augmentent très rapidement avec la taille des fruits séchés. Contrairement à ce que prétendent certains sites internet, les fruits plus petits ont de moins bonnes qualités nutritionnelles. La preuve en est que les empereurs de Chine se réservaient pour leur usage exclusif les baies séchées les plus grosses (qualité appelée “tribut” car elles étaient versés en tribut à l’empereur).
g) Le goût.
Le goji est avant tout un aliment et le goût doit être un critère essentiel. Les qualités gustatives doivent donc également faire partie de vos critères de sélection: choisissez des fruits légèrement sucrés et peu amers.
h) La qualité du stockage et du conditionnement.
Rien ne sert d’acheter un bon produit si c’est pour le voir dénaturé par des conditions de stockage ou d’emballage déplorables, malheureusement courantes en Chine. Vérifiez que les baies de goji sont donc emballées hermétiquement en Chine tout de suite après le séchage et pas seulement à leur arrivée en Europe ou aux Etats-Unis après un transit de plusieurs mois dans des conditions de stockage et de transport douteuses.
Voilà, si tous ces critères sont réunis, vous avez affaire à un bon produit, il ne vous reste plus qu’à le déguster pour le plus grand bien de votre santé.
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Excellent article de blog très complet, chapeau! Je suis moi-même un utilisateur quotidien de ce fruit exceptionnel. Je garde cependant toujours un oeil critique vis-à-vis des points de ventes de ce produit qui nécessite une attention franchement particulière de la part des distributeurs. Car vu la situation de l’offre d’un goji d’assez faible qualité dans le monde (non-bio et/ou poudres et/ou fruits très secs non séchés à l’air), il faut presque assurément maintenant se rendre sur place en Chine négocier les contrats! C’est une réalité.
Puisqu’on ne peut pas toujours se fier à la parole des vendeurs, voici trois petits tests qui vous aideront à reconnaître vous-même un vrai Goji de qualité :
http://www.encyclogoji.com/node/55
Merci Veritas pour votre commentaire.
Vous avez entièrement raison, il est nécessaire de se rendre en Chine pour vérifier la qualité du produit que vous achetez. Pour ce qui concerne Gojimalaya, nous avons une présence permanente en Chine qui nous permet de contrôler continument la qualité de nos approvisionnements. Cela est indispensable pour garantir notre niveau de qualité.